
Il était une fois Daisy Love, une poupée de films de gangsters qui hésitait "entre le style rétro chic des années trente, l'élégance du Prince de Galles anglais, le noir subtil mélangé à l'in*mpertinence féminine de notre époque". Il était une fois aussi Betty, la serveur de drive-in américain qui se rêvait en starlette de cinéma. Chez Princesse Punk, chaque collection a son histoire et son personnage principal. Passant des mots et des images au crayon et à l'aiguille, Muriel Rondeu s'amuse à habiller, créer des accessoires et une vraie personnalité à ses princesses des temps modernes : "Je me raconte un histoire qui peut être inspirée de films qui m'ont marquée, de musique, d'expositions... Je ne parviens pas à créer un univers si je n'écris pas. D'ailleurs, mes robes ont toutes des noms : Palace, Sweet Suzy, Black Bird ..." Autant de créations aux lignes sobres et féminines où se dévoilent boutons, rubans et bouts de dentelles. Les trois indispensables de Princesse Punk. "Pour une collection, je créé trois robes, un haut et une jupe que je décline selon les tissus que j'ai choisis et qui correspondent à la saison. Les robes peuvent se porter avec ou sans la ceinture qui va avec", raconte Muriel qui papillonne entre Alice aux Pays des Merveilles et les album des Clash. Ses mitaines, badges et autres accessoires peuvent facilement customiser une petite robe noire ou grise tombant au dessus du genou. La broche "Diligence", un grande fleur noire accrochée à un ruban, se porte en collier, dans les cheveux ou en ceinture : "Chacune peut se réapproprier le vêtement selon son style et ses envies. C'est important pour moi", insiste Muriel Rondeu. Un peu princesse parce qu'attirée par le fantastique, le merveilleux et le monde de l'enfance. Et punk aussi car décalée, insolente et aimant cette musique rock riffs rageurs. La créatrice revendique ces deux facettes qui, selon elle, coexistent chez beaucoup de femmes.